Parc d’Aiguebelle

Nous y voici ! Quelques arbres nous séparent du lac Matissard que l’on aperçoit au travers des branches. Un petit sentier nous conduit sur la plage de sable en quelques secondes. Ce matin, Claude nous y a installés avec sa roulotte (sa caravane dirions-nous en France). Nous avons gardé notre voiture de location afin de pouvoir rejoindre le départ des nombreux sentiers de randonnée dans le parc. En soirée un jeune « petit suisse » (un tamia) n’arrêtait pas de venir nous voir, certainement pour grappiller quelques miettes de nourriture.

De nombreux sentiers sont proposés aux randonneurs dans le parc. En voiture, nous allons jusqu’au Centre d’interprétation : animaux empaillés, nombreuses vidéos d’animaux prises dans le par. : orignaux. Lynx. Loups, loutres, tétras, … c’est de là que démarre le sentier La Castorière. Nous ne verrons pas de castors autour de l’étang mais apprécierons le ciel bleu, les reflets des arbres et des quelques rares nuages dans l’eau, le scintillement du soleil sur les vaguelettes causées par un faible vent.

Aujourd’hui, temps gris et maussade. De très rares et courtes apparitions du soleil. Entre 6 et 11° seulement. Nous avons sorti tous nos vêtements chauds. Promenade sur le sentier de « La loutre » (là aussi, nous n’en avons pas vue). Il se déroule dans ce qui est dit la « forêt boréale et de chablis » (un chablis est un arbre déraciné sous l’action d’un élément naturel tel que foudre, neige, vent). Beaucoup de fougères également. Les feuilles, en particulier des érables, commencent à tourner au rouge. Magnifique !

Il a gelé cette nuit : seulement 0° à 6 heures ce matin. Légère couche de givre sur le pare-brise de la voiture et sur le ponton en bois du lac. 6 h 57 : le soleil se lève. Petite brume sur le lac Matissard puis petit à petit l’est se colore et embrase le lac.

Aujourd’hui, sentier de la passerelle (ou de la traverse). Au milieu du trajet, une passerelle longue de 64 mètres surplombe de 22 mètres le lac. Vue magnifique du lac lorsqu’on est au milieu de celle-ci.

Sentier très caillouteux voire rocheux parmi les arbres dont certains commencent à rougir.

Le chemin du retour comporte à plusieurs moments des escaliers en bois, une centaine de marches en tout. Vers la fin du sentier, on peut voir des « marmites du diable » (C’est une cavité naturelle plus ou moins cylindrique percée dans la roche par d’anciens cours d’eau).

La pluie a commencé à tomber dans la nuit et a continué, par intermittences, dans la journée. Ciel gris, maussade, mouillé. Nous attendons la fin de l’après-midi pour retrouver quelques rayons de soleil et retourner au sentier des castors qui nous avait bien plu. Nous apprécions en particulier cette promenade en bois, ces « stations » qui permettent de bien s’approcher de l’étang.

De retour, nous allons passer un moment sur la plage pour profiter du lac une dernière fois. Demain, Claude viendra chercher la roulotte et nous retournerons à Rouyn pour quelques jours encore.

Ce matin, Claude vient chercher la roulotte. Le temps de finir de tout ranger, d’atteler, de faire les 60 kilomètres qui nous séparent de Rouyn et nous voilà de retour dans son appartement. L’emplacement du camping est bien vide !

Ces quelques mots sont les derniers que nous publierons sur ce site.
Suite de notre séjour au Canada :
Lundi 21, Mardi 22, Mercredi 23
: Rouyn-Noranda
Jeudi 24 : de 7 h 30 à 17 h : transport par autobus pour rejoindre Montréal
Vendredi 25 et samedi 26 : Montréal
Samedi 26 : départ de notre avion à 21 h, arrivée à Marseille dimanche 27 à 10 h 20

La baie James

Ce matin, passage à l’agence de location. Nous louons un VUS (véhicule utilitaire sport alors qu’en France nous disons SUV –sport utility vehicle). Ce sera un Chevrolet TRAX avec bien sûr boîte automatique. Aujourd’hui , nous avons presque 300 km à parcourir, le temps de s’habituer au véhicule. Des lignes droites agrémentées de courbes gracieuses. Des forêts de bouleaux et de conifères de part et d’autre. Une seule ville sur le trajet : Amos.

Le soir, une bonne poutine en regardant les camions aux longues remorques.

Nous sommes ce matin à Matagami, kilomètres 0 de la route « Billy Diamond ». Au kilomètre 6, il faut s’enregistrer pour des raisons de « sécurité ». Notre objectif est le kilomètre 381 où se trouve un relais routier et entre Matagami et ce relais, rien ! Pas de réseau non plus. Tous les 50 kilomètres environ, une cabine téléphonique au cas où…

Petit arrêt en cours de route au bord d’un lac puis d’une rivière.

si, jusqu’au kilomètre 300 environ, nous n’avons que quelques endroits isolés avec des arbres morts, le paysage commence à changer. Ce sont de vastes étendues dévastées que l’on commence à apercevoir. Résulta d’incendies ou de la « célèbre » tordeuse des épinettes ? On ne sait pas .

Amusante cette affichette dans notre chambre. Il parait qu’il y a beaucoup de perdrix par ici donc, attention, ne pas les « débiter » ou les « arranger » dans la chambre !

Arrêt pour la nuit au km 381 (ce qui signifie que nous avons fait 381 km depuis Matagami. C’est un « relais routier » avec des sortes de baraquements dont un motel-restaurant.

En route pour Wemindji, localité autochtone sur les rives de la baie James. Environ 250 kilomètres de route dont 80 avec de gros travaux puis 96 kilomètres de route « gravillonnée » mais très roulante. Bonne surprise, les 20 derniers kilomètres sont de nouveau asphaltés ! Nous restons 2 nuits ici, histoire de visiter un peu plus et de récupérer de nos 900 kilomètres parcourus en 3 jours.
Wemindji : les autochtones Cri ont été regroupés ici en 1959. Maisons « modernes » avec petite pelouse autour mais pas de garage donc la pelouse est souvent le lieu de garage des motoneiges, quatre roues et bien d’autres choses. Quelques tipis aussi par ci-par là, souvent avec seulement les mâts en bois.

En langage Cri, ça doit sûrement vouloir dire STOP » !

Et voilà la baie James au soleil couchant.

Et voici un exemple de tipis aperçus près des maisons. On ignore à quoi ils sont actuellement destinés d’autant plus que plusieurs d’entre eux ne sont pas (ou pas entièrement) recouverts. A l’origine, les tipis étaient recouverts de peaux de bêtes, notamment de bisons. Pour ceux que nous avons vus, l’utilisation du plastique est bien présent !

Presque 300 kilomètres plus loin, nous arrivons à Chisasibi, autre communauté autochtones, principalement des Cris auxquels s’ajoutent quelques inuits. Ils ont été « délocalisés » de l’île George où ils avaient établi un village au début du XIX° siècle autour d’un comptoir de traite pour la fourrure. Après la construction des grands barrages, à la fin des années 70, Hydro-Québec a considéré que les risques d’érosion sur l’île de Fort George pourraient la rendre inhabitable. En 1979, les dirigeants de la communauté se voient obligés de prendre la décision de déménager. A ce jour, il n’y a toujours pas eu l’érosion annoncée.

Pour se rendre à Chisasibi, environ 100 kilomètres de piste gravillonnées, quelques travaux puis plus de 150 kilomètres de route récemment asphaltée. Paysages habituels maintenant : alternance de forêts verdoyantes et d’espaces complètement dévastés.

Nous avons mal choisi notre jour pour visiter ce village autochtone : c’est aujourd’hui, au Canada comme aux Etats-Unis, la fête du travail ! Rien à voir avec la journée internationale des travailleurs du 1° mai qui, ici n’est pas férié contrairement à celle de ce lundi. Cette fête du Travail était surtout d’origine chrétienne mais donnait lieu à d’imposantes manifestations, y compris avec les syndicats autrefois. Maintenant, sauf qu’il s’agit d’un jour férié donc chômé et payé, il est largement abandonné par les syndicats et les partis au profit du 1° mai). Donc, pratiquement tout est fermé. Nous parcourons cependant les rues de la ville qui sont bien désertes.

Cet après-midi, visite de l’île George (île Fort George). Quelques kilomètres de piste puis un traversier qui en quelques minutes nous fait franchir le bras de la rivière La Grande. Cette île est située dans l’embouchure de La Grande, juste avant qu’elle ne se jette dans la baie James. Sur cette île, au tout début du XIX° siècle un comptoir de traite y a été installé ce qui a entraîné l’installation des Cris autour de ce comptoir et donc la sédentarisation de ce peuple autrefois nomade. Mais, après la construction d’un barrage sur la rivière, Hydro-Québec a estimé que les risques d’érosion étaient importants suite aux changements de courants et a donc fait déménager la communauté à Chisasibi. C’était durant les années 1980-90. À cette époque il y avait environ 2 000 Cris qui habitaient sur l’île, maintenant, ils sont plus de 5 000 à Chisasibi et d’après la cheffe de la nation Cri de Chisasibi, il manquerait des logements sociaux pour 800 à 1 000 familles. Beaucoup de bâtiments ont été transportés dans la nouvelle ville (la cathédrale catholique par exemple mais pas l’église anglicane), mais il reste encore de nombreuses maisons, certaines en mauvais état, d’autres bien entretenues et encore utilisées de nos jours comme « résidence secondaire » semble-t-il.

Et, bien sûr, le cimetière et son église restante.

Longue promenade le long de la rive pour arriver à sa pointe ouest et voir enfin l’eau de la baie James (photo de droite).

Ce matin, visite du Centre de la Culture et du Patrimoine. Quelques éléments de la vie des Cris (canoë, vêtements, sculptures sur bois d’original, …), plusieurs vidéos, quelques centaines de photos sur écran montrant des paysages de l’île, des groupes d’habitants, des bâtiments, … avant le « grand déménagement ». De nombreuses maisons, de nombreux bâtiments (comme l’église catholique mais pas l’église anglicane restée sur l’île) ont été transportés à Chisasibi. Une vidéo montre ce transfert du l’église : impressionnant !

L’après-midi. Grande promenade à travers les rues de la ville enfin de plusieurs quartiers) et le long de la rive de La Grande. Un peu frais, seulement 14° mais du soleil.

Départ ce matin pour Radisson. Il a plu une bonne partie de la nuit et nous roulons (seulement une centaine de kilomètres) avec un petit crachin. Radisson est la seule communauté non-autochtone du Québec située au nord du 53e parallèle. C’est aussi la dernière communauté francophone du nord du Québec. Elle a été fondée en 1974 pour loger les travailleurs du complexe hydroélectrique La Grande (notamment la centrale Robert-Bourassa). Au plus fort de la construction de la centrale, elle comptait plusieurs milliers d’habitants. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 200 environ ! Vu le temps, nous décidons finalement de visiter cette centrale. Hélas, la prochaine visite est dans une semaine, le mercredi 16 !

Regardez cette vue de la région : tout ce qui est en bleu marque les lacs, rivières, baie, … Impressionnant ! Les zones mauves sont celles des régions des autochtones. Le trait vertical orange : la route Billy Diamond, 617 kilomètres au départ de Matagami. Le trait horizontal noir partant vers la droite : la piste de la taïga, 666 kilomètres.

Donc, nous sommes à Radisson. Seulement 9° toute la journée et une pluie persistante, tantôt de petites averses, tantôt du crachin. Ne pouvant visiter le barrage souterrain de l’intérieur, nous allons y jeter un coup d’œil de l’extérieur, en particulier pour voir « l’escalier du géant ». Il s’agit d’un immense escalier creusé dans la montagne pour permettre l’écoulement de l’eau du réservoir du barrage en cas de crues. Depuis, d’autres barrages ont été construits en amont et cet escalier ne sert pratiquement plus à rien ! De loin, il a l’air tout petit mais quand on regarde les dimensions, c’est vraiment impressionnant !

Retour à Rouyn-Noranda. 900 kilomètres à faire et, comme à l’aller, nous les faisons en 3 étapes. On n’a pas trop le choix de nos arrêts : le relais routier 381 puis la ville de Matagami qui marque le kilomètre 0 de la route Billy Diamond et, enfin Rouyn-Noranda.

Vendredi 11, nous avons croisé la route de 4 ours noirs puis d’un coyote qui avait l’air un peu famélique. Nuages le matin, soleil en arrivant au relais.

Samedi 12 et dimanche 13, encore quelques centaines de kilomètres et nous voilà de retournés à Rouyn-Noranda où Claude et Diane nous attendent avec un agréable repas. Au passage, arrêt près d’un lac puis découverte d’un des nombreux ponts couverts de la région.

Lors de notre voyage en 2012-2013, nous avions toujours eu envie d’aller passer quelques jours près d’un lac. Impossible à ce moment là mais ce « rêve » va enfin pouvoir se réaliser grâce à Claude qui va nous installer avec sa roulotte (nous, on dirait caravane) dans le parc d’Aiguebelle. A suivre dès mercredi dans notre prochain article.

Grande Bretagne – 2022

Table des matières

8 mai 2022 : Le départ – Premier ferry : Roscoff-Plymouth

15 juin 2022 : Fin du voyage en Ecosse (et en Grande-Bretagne) : du 7 au 15 juin 2022

12 mai 2022 : Premiers tours de roue en Grande Bretagne : Plymouth à Cardiff

17 mai 2022 : Le Pays de Galles : du 12 au 17 mai 2022

20 mai 2022 : Angleterre (2) : du 17 au 20 mai 2022

25 mai 2022 : Écosse (1) : du 20 au 25 mai 2022

28 mai 2022 : L’île de Skye : du 25 au 27 mai 2022

2 juin 2022 : Nord-Est de l’Écosse : du 27 mai au 2 juin 2022

7 juin 2022 : 2 au 7 juin 2022 : les Orcades

Cambodge-Vietnam 2024

Pensé depuis quelques années entre Hortense, Paulette, Chantal et Jean-Jack
Préparé depuis quelques mois entre tous les 4 auxquels se sont jointes Brigitte et Elisabeth
Nous serons finalement 5 à prendre l’avion le 5 mars 2024 pour ce voyage,
Paulette ayant dû y renoncer pour des raisons de santé. Quel dommage !

Rouyn-Noranda

Rouyn-Noranda est le chef-lieu de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue au nord-ouest du Québec.

Trajet d’un peu plus de 9 heures avec 2 pauses d’une demie heure. Pas de changement de chauffeur, c’est la même personne qui a conduit toute la journée. A Rouyn-Noranda, nous avons retrouvé notre ami Claude. Notre dernière rencontre date de 2015 lorsque que Claude et Lorraine nous avaient rendu visite en France.

la ville de Rouyn-Noranda et le lac Osisko

Le chalet de Josiane et Rémi au bord du lac Barrière

Soleil et chaleur nous ont un peu abandonnés mardi avec un peu de pluie. Nous continuons à découvrir Rouyn, toujours marqué par le côté plus commercial de Rouyn et celui plus industriel de Noranda (mines de cuivre). Préparation de notre visite de la baie James : courses, location de voiture. Toujours à l’affût aussi de la francisation de nombreux termes d’origine anglaise et, malheureusement, utilisés en France. Ainsi, par exemple, KFC (Kentucky Fried Chicken) devient au Québec PFK (Poulet Frit Kentucky). Il y en a bien d’autres, nous en reparlerons.

Départ vers le Nord. A suivre dans « La baie James »

Montréal – 25 au 28 août

Nous aurions dû arriver à Montréal vers 14 heures le mardi 25 août mais finalement, nous ne sommes arrivés que le 26 vers 1 heure du matin à cause, semble-t-il d’un accident survenu sur le tarmac de l’aéroport de Montréal. Heureusement que nous pouvons attendre confortablement à Mimet. Boris en profite pour nous initier à ChatGPT.  On établit un programme de visite de 3 jours pour Montréal (nous savions déjà ce que nous voulions aller voir). Surprenant avec quelle rapidité cela est fait, la possibilité de modifier sans cesse ce qui est proposé, …

Notre première visite sera pour le Musée des Beaux Arts de Montréal, à peine 5 minutes à pied de notre logement AirBnB. En utilisant un plan très succinct, nous arrivons à voir la collection d’art du Canada et du Québec, un « pavilion » des arts décoratifs et, à un étage d’un autre pavillon des sculptures et dessins Inuits.

Plusieurs visites à notre menu aujourd’hui.

* Basilique Notre Dame et Place d’Armes. Imposante basilique avec ses 2 tours, construite en 1829. Sur la place d’armes devant la cathédrale, une stèle de Maisonneuve et à la gloire de la création de Montréal


* Pointe à Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Très intéressant musée toujours à la gloire des colonisateurs.


* Marché Bonsecours. Magnifique bâtiment qui se révèle finalement être une galerie marchande aux nombreuses boutiques (vêtements, souvenirs, bijouteries, …)

Métro puis REM (Réseau Express Métropolitain, l’équivalent du RER à Paris) pour rejoindre Jean-Michel à l’île des Sœurs où il habite. Une île très verdoyante avec de belles vues sur le Saint Laurent et le nouveau pont Champlain.


Des prix de l’essence qui donnent envie de venir fait le plein au Canada : 1,929 $ canadien, soit environ 1,30 € !

Ce matin, , à 7 h 30, nous serons dans le bus qui nous conduira à Rouyn Noranda chef lieu de l’Abitibi-Témiscamingue. Environ 640 km à parcourir. Nous devrions arriver vers 17 heures à Rouyn. Ensuite, dans 2 ou 3 jours, location de voiture et direction la baie James.

Screenshot

Du mercredi 20 au mardi 26 mars 2024 – Hanoï – Baie d’Ha Long

Mercredi 20, à 20 h 30, nous voilà à la gare de Hué pour embarquer à bord du « Laman Express ». 16 heures de voyage prévues pour rejoindre Hanoi à quelques 600 kilomètres de là. Une nuit dans le train avec bien sur des couchettes. Un vieux train très propre, finalement bien confortable malgré les secousses, les tremblements et bruits divers.


Nous voici donc arrivés à Hanoï, capitale du Vietnam et dernière étape de notre voyage. Après avoir jeté un coup d’œil à la météo, nous nous rendons compte qu’il faut, pour échapper à la pluie, réserver une mini-croisière sur la baie d’Ha Long pour les jeudi 21 et vendredi 22. Recherches Internet, angoisse car il semble que tout est déjà réservé, angoisse ensuite car le WhatsApp ne fonctionne plus (problème de code impossible à obtenir), mais au final, nous avons des places sur la jonque Syrena. Ouf !

Embarquement sur le Syrena. Le premier jour, nous naviguons au milieu des îles avec leur « pain de sucre » si caractéristique. Dans l’après-midi, on nous emmène sur une île pour visiter la « grotte de la Surprise ». Que de monde ! Plusieurs dizaines de bateaux déversent leurs flots de touristes pour visiter cette grotte. Il nous faudra plus d’une demi-heure de queue pour atteindre la première des 212 marches qui nous conduiront au cœur de la grotte et découvrir stalactites/mites et quelques draperies. Le remarquable est surtout la grandeur de la salle principale, plutôt gigantesque, ainsi que certains plafonds qui font penser à des sculptures faites avec des cuillères à glace.

Temps très couvert pendant la première partie de la journée puis enfin le soleil se lève et nous avons droit à un magnifique coucher de soleil.

Le deuxième jour, entre un petit déjeuner léger (dixit le programme) et un « brunch » (toujours appellation programme) nous allons visiter l’île de Luon et son lagon. En petite navette, nous rejoignons un grand débarcadère posé sur l’eau et c’est avec une barque à rames mené par un « batelier local » que nous passons sous l’entrée basse et étroite qui mène au lagon. Nous avons pour notre part décliné la proposition d’utiliser un canoë (baptisé d’ailleurs à tort selon nous « kayak »).

Notre batelier nous en fait faire le tour. Nous pouvons voir la végétation (bambous, yuccas et autres) et voir de près la roche avec ses creux, ses bosses, ses fractures. Dans le lagon évidemment, beaucoup de touristes en barque ou en canoë !

Retour à « notre maison » en début d’après-midi.

Visite de la vieille ville. Bien que les noms des rues portent encore le nom des anciennes corporations (rue des cartes à jouer, des voiles, des chaussures, de la médecine, …), elles ne reflètent plus ces anciens métiers. Par contre on y trouve une succession de magasins, de salons de massage, d’agences de tourisme, de restaurants, … Tous débordent largement sur les trottoirs et si vous ajoutez motos et scooters qui y stationnent, les trottoirs ne permettent plus le passage ou la circulation des pauvres piétons.

En déambulant dans les rues de la vieille ville, nous visitons rue Ma Mai une « maison traditionnelle » de la fin du XIX° siècle, maison de marchands et de négociants, très bien restaurée et très bien meublée. En plus, cerise sur la gâteau, nous avons droit à un dépliant explicatif en français !

A la limite de la vieille ville se trouve le plus grand marché couvert de Hanoï (marché de Dong Xuan) construit en 1889, immense marché de 2 bâtiments sur 2 étages. On y trouve de tout et en abondance. On a l’impression que c’est également un marché de gros pour les petits revendeurs. pour autant qu’on ait pu voir, les produits frais se trouvent à l’extérieur des bâtiments, autour du marché.

Il y a donc des centaines de boutiques dans les rues mais il y a aussi tous les petits métiers de la rue, sur des vélos, des motos, des chariots ou à même les trottoirs.

Dans l’après-midi, nous nous sommes offerts un specatcle de marionnettes : les marionnettes sur l’eau de Thuan Long. Fondé en 1969 dans la rue Dinh Tien Hoang (au 57b), tout proche du lac Hoan Kiem (l’Épée restituée), avec une troupe de 12 marionnettistes, le théâtre de Thang Long s’est agrandi sans cesse et compte aujourd’hui une quarantaine de marionnettistes et un orchestre d’une douzaine d’instrumentistes. Une douzaine de marionnettistes et une dizaine de musiciens étaient présents pour un spectacle époustouflant. Un plaisir des yeux et des oreilles !

Au programme aujourd’hui, la visite du « Temple de la littérature », du musée des Arts du Vietnam et du musée d’ethnologie. Finalement, vers 15 heures, nous reportons le dernier musée à mardi. Nous prenons un taxi pour nous rendre au Temple de la littérature. Seulement 2 kilomètres mais il nous en coûtera 250 000 dôngs soit environ 4 fois plus que dans les autres villes du Vietnam. Il est vrai que nous sommes dans la capitale ! On avait d’ailleurs remarqué cette différence de prix pour les restaurants.

Le Temple de la littérature : « Ce temple, qui n’avait pas de but strictement religieux, servait d’académie confucéenne. Il a été fondé en 1070 par le troisième empereur de la dynastie Ly, Lý Thánh Tông, à l’époque où la ville s’appelait Thang Long. C’est ici que les fils de sang royal, les fils de mandarins et de l’aristocratie poursuivaient leurs études pour devenir lettrés et hauts fonctionnaires, c’est-à-dire les « Fils de la Nation » Cet enseignement fut dispensé de 1076 à 1915″. (Wikipedia)

Le temple est divisé en 5 cours intérieures séparées par des murs. Énormément de monde, beaucoup de classes dont certaines posent, bien alignées, devant le dernier temple.

Musée des Arts du Vietnam – Le musée des beaux-arts du Vietnam se trouve dans un ancien collège catholique pour jeunes filles, construit en 1937 du temps de l’Indochine française. Il a été inauguré en 1963. Il est divisé en 5 sections différentes : l’art de la préhistoire, l’art vietnamien du XIème au XIXème siècle, l’art vietnamien au XXème siècle, collections des arts populaires et l’art céramique du Vietnam.

Plusieurs salles sont consacrées à des œuvres en laque, d’autres à des peintures sur soie, … D’autres présentent des peintures magnifiant la lutte des soldats Viêt-cong contre les colonialistes français ou les troupes des Etats-Unis.

Intéressant de voir des représentations de Bouddha auxquelles nous ne sommes pas du tout habitués !

ou le « Trang Tien Plaza » immense centre commercial dédié aux boutiques de luxe (Dior, Chanel, …)

hôtels et grands immeubles

et d’autres maisons plus modestes ou manquant vraiment d’entretien.

Et voici 2 vues de la ville prises à partir du lac Han Kiem, le lac de « l’épée restituée » (tout une légende !).

Dernière visite avant le départ : le musée d’ethnographie. C‘est un musée qui se concentre sur les 54 groupes ethniques vietnamiens officiellement reconnus. La proposition de construction de ce musée a été approuvée le 14 décembre 1987. La cérémonie d’inauguration au public a eu lieu le 12 novembre 1997. Nous visitons d’abord les 2 étages du bâtiment où sont présentées les différentes ethnies existant au Vietnam. Aussi bien celle des Viets qui forment près de 85% de la population, que les autres ethnies (Hoa, Cham, Tay, Tai, Khmer, Hmong, …).

A l’extérieur, se trouvent plusieurs maisons de ces ethnies : démontées dans leurs villages respectifs, elles ont ensuite été installées là. Un sacré travail ! Structures en bois (parfois en bambou) et toitures en végétaux bien sûr.

Après cette visite passionnante, il faut penser au départ. Notre avion décollera à 22 h 30 direction Istanbul puis un autre avion, le lendemain, nous amènera à Marseille.

Dimanche 17, lundi 18 et mardi 19 mars 2024 – Hué (Vietnam)

Nous remontons encore un peu vers le nord du pays pour atteindre la ville de Hué, ancienne capitale du Vietnam de 1802 à 1945. Notre nouvel appartement AirBnB est à 5 minutes à pied de la grande citadelle impériale, nos hôtes parlent français et, dans le prix qui est d’ailleurs le moins cher de tous les appartements que nous aurons loué dans ce voyage) est également compris un repas du soir (encimpagnie d’une douzaine d’autres voyageurs) et de copieux petits déjeuners. De plus, nos sympathiques hôtes s’occupent de réserver bateau, taxis, guide, …

Notre première journée est consacrée à une balade en barque sur la « rivière des parfums » avec arrêt à une pagode, un temple et un tombeau. La suite des visites se fera en taxi avec 2 nouveaux tombeaux royaux (tous ces tombeaux sont ceux de certains empereurs de la dynastie Nguyen.). Il y en aurait bien d’autres à voir mais nous jetons l’éponge vers 16 heures et retournons à l’appartement.

Pagode Thien Mu, la pagode de la dame céleste

Temple en bordure de la rivière, le temple Hon Chen.

Vient ensuite, toujours en bordure de la rivière, le tombeau Minh Mang. Construit de 1820 à 1840, c’est un édifice gigantesque.

Ensuite, tombeau de Kai Dinh. C’est le lieu de sépulture de l’avant-dernier empereur du Viêt Nam.

Enfin, pour terminer ces visites, voici le tombeau de Tu Duc.

Le deuxième jour fut consacré à la visite de la cité impériale de Hué, construite au début du XIX° siècle lorsque Hué devint (de 1802 à 1945) capitale du Vietnam. Pendant cette période, y comprit lors de l’occupation coloniale française, il s’agissait d’un royaume. 13 rois s’y succédèrent et certains d’entre eux, outre cette cité impériale, se firent construire des tombeaux (voir ci-dessus). À la mesure de leur démesure mégalo.

Vendredi 15 et samedi 16 mars 2024 – Hoi An (Vietnam)

Hoi An est une ville de la côte centrale du Vietnam, connue pour sa vieille ville bien préservée, traversée par des canaux. Les différentes influences historiques de cette ancienne ville portuaire se reflètent dans son architecture, mêlant des époques et styles variés : boutiques et temples chinois en bois, bâtiments coloniaux français colorés, maisons-tubes vietnamiennes richement décorées et emblématique pont couvert japonais avec sa pagode.

Ajoutons qu’il s’agit d’une cité très touristique avec des centaines de boutiques, bars et restaurants qui s’alignent de part et d’autre des rues plus ou moins piétonnes. Énormément de lanternes, de fleurs et, le soir, promenade en barque sur la rivière avec lâcher de lampions éclairés.

Notre appartement n’est qu’à 5 minutes à pied de la vieille ville. Si le célèbre pont japonais actuellement en travaux n’est pratiquement pas visible, nous visitons la vieille maison Tan Ky où nous notons en particulier des idéogrammes dont les traits sont représentés par des oiseaux


Nous notons les toitures avec des tuiles disposées en « rondelles de saucisson », parfois de couleur verte sur les toitures des temples notamment.

Plusieurs temples font également partis de notre visite. Là aussi, dans les jardins à l’entrée, abondent les bonsaïs et les fleurs.

Nous assistons aussi à un « spectacle d’arts traditionnels ».

Mercredi 13 et jeudi 14 mars 2024 – Can Tho (Vietnam)

Taxi pour rejoindre la station de bus puis 2 heures 30 de bus pour arriver à CAN Tho dans le delta du Mékong. Nous sommes un peu surpris par les sièges du car , en fait des sortes de couchettes mais finalement on s’y fait bien

En fin d’après-midi, mercredi, JBEH prennent un taxi pour aller visiter l’ancienne maison de Binh Thuy. Construite en 1870, cette maison antique familiale appartient à Duong Chân Ky, un ancien commerçant et intellectuel. Elle est surtout célèbre aujourd’hui parce qu’elle a servi de décor pour certaines scènes du film « L’amant » de Jean-Jacques Annaud, adaptation du roman de Marguerite Duras.

Jeudi, Quinh, l’ami de Brigitte que nous avions rencontré à HCM, nous a arrangé un embarquement dans un bateau de taille moyenne.  Après 20 min de navigation sur le Mékong nous arrivons à l’endroit où les bateaux sont assemblés 2 par 2 : ce sont des bateaux assez grands  qui montrent au bout d’une perche ce qu’ils vendent (ananas, tubercules divers, pastèques et autres légumes).  Des bateaux plus petits sont en train d’acheter et de transvaser à leur bord leurs marchandises.

Nous nous arrêtons ensuite dans un jardin « botanique », on y découvre des arbres dont nous avons vu les fruits et d’autres que nous ne nous connaissons pas.  La visite se termine par une dégustation des fruits que nous avons vus dans ce jardin.

Nous finissons nos visites matinales par le marché couvert dont les petites échoppes et marchandises débordent largement de part et d’autre de la rue adjacente. Il s’agit bien là d’un marché local pour les habitants qui trouvent ici tout ce dont ils ont besoin certainement à peu de frais : poissons, viandes diverses, légumes, quelques vêtements, quelques produits d’épicerie, …   Il est vrai que les conditions d’hygiène que nous avons l’habitude de trouver en France, ne sont pas du tout respectées ici : poisson et viande sont exposés sans aucune préservation, à l’air libre. 

Le soir, nous retournons vers l’île centre-ville, près de l’embarcadère : promenade, visite d’une pagode et repas sur une place où abondent les « food-trucks ». Nous choisissons des sortes de raviolis cuits à la vapeur accompagnés d’un bon plat de riz.